Carmen est propriétaire de Fosetter, notre boutique de ginseng canadien et de produits séchés dans le quartier chinois de Montréal. Elle se souvient de son arrivée en 2001 et de ce qu'elle a appris de sa mère.
Je suis arrivée en 2001. C'était tôt. À l'époque, il n'y avait pas beaucoup de Chinois qui arrivaient, et ceux qui étaient ici parlaient surtout cantonais. Beaucoup de cantonais.
Deux dollars pour une carte
Je n'oublierai jamais cette période. Il y avait un centre de services pour la communauté chinoise, et ça coûtait deux dollars pour ouvrir une carte. Ou peut-être un dollar? Dès qu'il se passait quelque chose, je courais là-bas. Je ne parlais ni anglais ni français, alors c'est là que je remplissais mes formulaires.
La carte, c'était une carte de service, une vraie carte de membre, avec ton propre numéro. Et elle était écrite à la main.
Entre les gens, à l'époque, l'entraide, l'entraide entre Chinois d'outre-mer, était très, très forte.
C'est aussi elle qui cuisinait à la maison. Ma mère est vraiment extraordinaire.
La faire venir
Après mon arrivée ici, j'ai fait une demande pour ma mère. Environ deux ans et demi plus tard, on a eu des nouvelles, et la quatrième année, elle est venue nous rejoindre. C'était très rapide. Je dois vraiment remercier ma mère.
Elle ne donnait jamais son avis
Parfois, quand il y avait quelque chose que je voulais faire, ma mère n'intervenait pas vraiment avec son opinion.
Grâce à ça, je suis très détendue avec la génération suivante. Je ne mets pas de pression sur mes deux enfants pour qu'ils deviennent ceci ou cela, ou qu'ils soient meilleurs en ceci ou cela. Je les laisse faire à leur façon.
Pour élever des enfants, c'est vraiment de ma mère que j'ai appris.
Têtus, et ça marche
S'il y a quelque chose que je veux faire, je ne vais pas vraiment demander l'avis des autres. C'est parce que ma mère respectait ce que chacun de nous voulait pour soi, alors on a pu vraiment s'épanouir.
Aux yeux des autres, on est têtus, très attachés à notre idée. Mais avec cette tête dure, cette volonté, on a franchi un obstacle après l'autre.
Alors une mère, c'est très important. La façon dont une mère nous élève, c'est très important.
La suite de l'histoire de Carmen se trouve dans J'ai commencé à vendre des popsicles à sept ans. Ou venez rencontrer Carmen chez Fosetter, au 78, rue De La Gauchetière Ouest.




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