Carmen est la propriétaire de Fosetter, notre boutique de ginseng canadien et de produits séchés dans le quartier chinois de Montréal. Voici comment tout a commencé, dans ses mots.
J'ai commencé à vendre des popsicles à sept ans. De la crème glacée, des popsicles, j'en vendais déjà à l'époque.
La vieille recette
Celui-ci, c'est notre popsicle aux haricots rouges. On fait mijoter des dattes rouges avec des haricots rouges, et une fois que c'est prêt, on ajoute du sucre brun, puis on le fabrique. La barre glacée au lait, c'est pareil, faite à la main. C'est la vieille recette.
Ces quatre sortes de douceurs, ce sont les nôtres, à nous seulement. Alors quand c'est vendu, il n'y en a plus. Est-ce qu'il en reste en magasin en ce moment? Vendu. Vendu. Épuisé, OK, vendu. Peut-être qu'il en reste de celui-ci. Mais il doit être vendu, lui aussi.
J'aime faire de l'argent, tout simplement
Je n'ai jamais eu de grandes ambitions. J'aime vendre des choses. J'aime faire de l'argent.
Mais je ne veux pas faire le genre de travail trop dur, où on met toute son énergie sans même savoir ce qu'on fait. Je suis un peu romantique, j'ai un peu de cœur. Alors j'aime faire des affaires, et je veux être une commerçante qui a du cœur.
Quand je voulais faire quelque chose, ma mère ne m'imposait jamais vraiment son avis. J'élève mes deux enfants de la même façon. Je ne les pousse pas à devenir ceci ou cela. Je les laisse s'épanouir.
Je suis arrivée à Montréal en 2001. Avant les restaurants, j'ai ouvert un comptoir de nouilles. En 2006, j'ai acheté mon premier restaurant. En 2009, on a ouvert une boutique de desserts dans le même immeuble, et en 2012 on a repris un autre restaurant. Ça faisait trois commerces. La restauration, c'est vraiment dur. J'avais beaucoup de pression et des enfants à élever, alors j'ai loué la boutique de desserts à deux ou trois partenaires.
En 2015, ils m'ont dit qu'ils ne voulaient pas continuer. Et moi, j'ai dit, ne gaspillez pas ce local, redonnez-le-moi. Je vendais déjà du ginseng américain en gros à partir d'un petit condo, alors je suis passée du gros à la boutique.
On a ouvert la fenêtre
La fenêtre est venue quand on développait notre thé au ginseng américain. Ensuite, j'ai pensé au thé aux herbes cantonais. Avant, au Guangdong, il y avait plus de comptoirs de thé aux herbes que de magasins de riz. Le thé aux herbes cantonais est donc assez célèbre.
La première année, personne ne savait si ça allait rapporter, ou si on pourrait continuer. Alors j'ai dit à ma fille, on y va. On le fait bien d'abord, puis on investit.
Cette première année, il n'y avait pas de fenêtre ici. C'était une grande vitre. Plus tard, on a fait un petit peu d'argent, disons, et on a ouvert cette fenêtre. Ça fait deux étés qu'elle est ouverte.
Le premier été, ma fille et un jeune homme nous ont aidés à vendre du thé aux herbes et du thé au ginseng américain, directement sur le trottoir. C'était assez fatigant, au vent et au soleil.
Vous voulez savoir s'il reste des popsicles? Passez chez Fosetter, au 78, rue De La Gauchetière Ouest, et demandez à Carmen.




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